étude Les dernières volontés
parue dans le guide Legs et Donations 2022
ÉTUDES
Les dernières volontés
Avant-propos, par
Vivien Zalewski-Sicard
Une dernière volonté : anticiper
pour préserver
l’expression de sa volonté,
par Sylvie Moisdon-Chataigner
Les dernières volontés du malade
relatives aux
soins, par Paul Véron
Les dernières volontés et les
funérailles,
par Ariane Gailliard
Les dernières volontés. Le don du
corps et des
organes, par Bérengère Gleize
Dernières volontés et données à
caractère
personnel, par Vivien Zalewski-Sicard
Les dernières volontés en matière
de droit
d’auteur, par Audrey Lebois
Les dernières volontés en droit
international privé,
par Hélène Péroz
Le testament, par
Charles Bahurel
Le contrôle du respect des
dernières volontés
du défunt, par Vivien Zalewski-Sicard
AVANT-PROPOS
Les dernières volontés
Les dernières volontés peuvent correspondre à celles exprimées pour le jour où la personne ne sera plus ou
pour le jour où sa volonté lui fera défaut. Elles peuvent concerner tant le patrimoine que la personne
elle-même. La prise en compte de ces dernières volontés par le droit a un caractère rassurant, puisque
permettant d’anticiper sur l’extinction ou la défaillance de cette volonté. Ainsi que l’écrit le professeur
Grimaldi, « il n’est guère aujourd’hui de législation qui n’accorde à chacun la faculté d’exprimer ses
dernières volontés… Sans doute parce que, mortel, l’homme y trouve une illusion d’immortalité dont il serait
inhumain de lui retirer le secours » (Les dernières volontés, in Écrits en hommage à Gérard Cornu : Paris,
PUF, 1994, p. 177).
Aussi, ces dernières volontés ont-elles un large domaine. Elles peuvent être relatives tant au régime de
protection applicable à la personne qui les exprime ou à l’un de ses proches vulnérables, qu’aux derniers
soins qui lui seront administrés, qu’à ses obsèques, qu’au sort de son corps et de ses organes, mais
également à ses données à caractère personnel. Au-delà de ce qui est relatif à sa personne et de manière
plus classique, les dernières volontés intéresseront le sort des biens et des droits du de cujus, dont les
droits d’auteur.
Pour autant, les dernières volontés n’échappent pas à toutes limites. Une de ces limites est relative à
l’interprétation des dernières volontés du de cujus qui ne se sera pas toujours exprimé avec clarté, ce qui
nécessitera alors de faire parler les morts, avec nécessairement une certaine part de subjectivité. Une
autre va porter sur les dispositions d’ordre public ou impératives, comme par exemple celles relatives à la
forme des testaments, sur lesquelles se briseront parfois les dernières volontés du défunt. Enfin, le régime
applicable à ces dernières volontés manque parfois de clarté, notamment en droit international privé, ce qui
est susceptible de constituer une nouvelle limite à leur prise en considération.
Les propos conclusifs du présent dossier seront diffusés après la tenue du colloque consacré au thème des
dernières volontés, à la faculté de droit de Nantes, le 22 octobre 2021
(https://dervolontes.sciencesconf.org/).